07 novembre 2009
RdV à Paris...

« Le jour de nos retrouvailles, mes jambes me portaient à peine. Impossible de prononcer un mot. Un soleil d’automne aux reflets citron avait brillé depuis le matin. Derrière Notre Dame, plongée de ciel bleu dans la Seine ; elle louait une maison biscornue au bord de la Marne, avec une barque amarrée à un pieu. Je le savais, la vie pouvait être belle. »
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06 novembre 2009
Le vent s’est calmé...
«Ici, la mer fait l’amour avec la terre, paisiblement. Dans une infinie solitude, gris, bleu et vert sauge. Les plus belles couleurs du monde. Tout est plat à perte de vue. Seule une langue de sable sillonne entre les étangs et la mer. Au bout d’un moment, on ne sait plus où est la terre, où est l’eau. Un envoûtement rôdait dans l’atmosphère. La matinée avançait. En même temps que des vapeurs de l’air, on se saoulait de mots. Je ne sais pas quand elle a commencé, mais elle m’a parlé comme personne ne l’avait fait jusque là. J’aurai juré qu’elle me connaissait mieux que moi-même. D’abord, je n’ai fait qu’écouter, abasourdi. Je voyais de plus en plus distinctement se dévoiler un autre moi auquel je n’avais pas prêté attention. Je suis tombé dans ses bras. Et la terre entière et le ciel et le vent me sont tombés dans les bras. Il y avait l’horizon immense, nos pieds à peine posés sur le sable, les vagues recroquevillées et leur fracas d’écume. On est restés longtemps enlacés, sans penser, à peine respirer. Un brume enveloppait l’espace et nous portait sur un nuage. Un de ces nuages minuscules et de beau temps qui éclairent le ciel parfois, en été. Puis on est rentrés. Au fur et à mesure, les gestes, furtifs d’abord, sont devenus plus incisifs. On cherchait un trésor, et on l’a trouvé. Comme si des milliers de vies nous attendaient, s’il n’y avait rien devant, qu’un immense point d’interrogation. »
06:12 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, olivier gomez
05 novembre 2009
C’est curieux...
04:10 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, olivier gomez
04 novembre 2009
Chez elle ...
05:06 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, olivier gomez
03 novembre 2009
Le Sud
« A voir changer la couleur des pierres, surgir la lumière crue et acide du Sud, l’âpreté qui annonce les rivages de la Méditerranée, je revivais. L’odeur des aiguilles de pain brûlées, leur bruit sec, craquant sous le pas, la torpeur sous la canicule, l’attente interminable des siestes sans sommeil de l’enfance, le temps arrêté, puis le soir, vent marin qui s’insinue, rédemption, flots de fraîcheur à travers les rues, fluidité et mouvement partout, toutes ces sensations remontaient à la surface. J’étais heureux du chemin parcouru. S’y mêlaient l’apaisement du retour, une envie de quiétude. »
06:04 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, hélène o.
02 novembre 2009
J'aimais ces heures...
«j’aimais ces heures vagues, lumières éteintes, à fumer une cigarette en regardant l’horizon… je me sentais palpiter en même temps que l’univers entier. J’ouvrais mes carnets pour nourrir mes rêves de visions. Ces décors, ces mirages, prenaient un relief particulier loin de tout. Je pouvais m’y abandonner. Ou bien c’est ma vie qui défilait, l’enfance vécue et l’enfance rêvée. Parfois, l’imagination rend triste. Je ressentais avec acuité ce qui m’avait manqué. Qu’ étais-je venu chercher ? Le vague à l’âme me prenait, emportant tout. »
04:03 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, olivier gomez
01 novembre 2009
Cette semaine avec …
Raymond Alcovère et quelques fragments de son dernier roman : le bonheur est un drôle de serpent.
En préambule : Pour les Montpelliérains ne pas oublier son rendez-vous spécial dédicace, au Baloard, le jeudi 12 novembre prochain à partir de 19h. Une soirée lecture autour du roman mais aussi peinture et musique. Et pour tous ceux qui sont plus loin, qui souhaiteraient recevoir ce délicieux bouquin, adressez lui un message : raymond.alcovere@neuf.fr.

« …un je ne sais quoi s’est arrêté là, peut-être une idée du bonheur possible. Il n’y a qu’à le ramasser, mais il glisse à travers les doigts …Je ne savais pas qu’on ne trouve jamais le lieu dont on rêve…»
06:00 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, hélène o.
31 octobre 2009
C'était le cinquante et unième jour...
…Ensuite, il y eut le duel. Hector et Ulysse dessinèrent sur le sol le champ où les deux adversaires allaient combattre. Puis ils mirent des sorts dans un casque et après avoir secoués, Ulysse, sans regarder, tira le nom de celui qui aurait le droit de jeter le premier la lance mortelle. Et le destin choisit Pâris. Les guerriers s’assirent tout autour. Je vis Pâris revêtir ses armes : d’abord ses deux belles jambières, fixées par des agrafes d’argent ; puis sa cuirasse, sur sa poitrine ; et son épée de bronze, cloutée d’argent, et son bouclier, grand et lourd. Il posa sur sa tête son casque splendide : la longue crinière ondoyait dans le vent et faisait peur. Enfin il prit sa lance, et la serra dans son poing. En face de lui, Ménélas, finit de revêtir ses armes. Sous les yeux des deux armées, ils s’avancèrent l’un vers l’autre, en se regardant d’un air féroce. Puis ils s’arrêtèrent. Et le duel commença.
Je vis Pâris projeter sa longue lance. Elle se planta violemment dans le bouclier de Ménélas, mais le bronze ne se fendit pas, et la lance se rompit et tomba au sol.
Alors Ménélas à son tour brandit sa lance et la jeta avec une force énorme contre Pâris. Elle toucha en plein le bouclier et la pointe mortelle le fendit, et alla se planter dans la cuirasse, atteignant Pâris de biais, sur le flanc. Ménélas tira son épée et bondit sur lui. Il le frappa avec violence sur son casque, mais l’épée se brisa. Il pesta contre les dieux puis bondit pour attraper Pâris par la tête, serrant entre ses mains le splendide casque à crinière. Et commença à le traîner ainsi, Pâris couché, dans la poussière, et lui qui serrait le casque dans un étau mortel. Jusqu’au moment où la courroie de cuir sous le menton céda, et Ménélas se retrouva avec le casque entre les mains, vide. Il le leva au ciel, et en le faisant tournoyer en l’air le lança au milieu des guerriers. Quand il se tourna de nouveau vers Pâris, pour l’achever, il s’aperçut qu’il s’était enfuit...
C'était le cinquante et unième jour de la dernière année de la guerre de Troie.
04:08 Publié dans Arts Croisés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alessandro baricco, olivier gomez
30 octobre 2009
Encore aujourd'hui...
De l’Indonésie à la France, dans 28 pays.
Une femme sur trois soit 130 millions
est concernée sur le continent Africain.
3 millions de petites filles chaque année.
55 millions vivent en France.
Les visages de ces fillettes, fixés par la photographe Stéphanie Sinclair, lauréate du Grand Prix Care International 2008 pour ce reportage, trahissent la douleur, l’incompréhension et la peur. Pourtant elles n’ont pas le choix. Elles doivent se soumettre à cette tradition barbare édictée à l’origine par les hommes et perpétuée par les femmes.
A lire pour savoir, pour en parler, agir et refuser : brochure_combattre_l_excision-2.pdf
06:23 Publié dans Parti pris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 octobre 2009
Humanisme / Humanitaire
C’est parce que nous n’avons pas organisé le monde sous l’inspiration d’un véritable humanisme que nous avons recours à l’humanitaire comme palliatif à cette grande défaillance.
Seul en l’occurrence l’humanitaire d’urgence pour soulager les détresses provoquées par les cataclysmes et autres calamités « naturelles » se justifie pleinement.

Extrait du Manifeste pour la Terre et l’Humanisme de Pierre Rabhi.
00:12 Publié dans A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







