07 mai 2008

Comme la salamandre...

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La pudeur semble pouvoir prendre de nombreuses formes. Comme celle, symbolique de la salamandre, qui dit-on révèle l'emplacement du trésor qu'elle a en garde.
Par le verbe oui peu-être, sans pour autant vous laisser vous y agenouiller. Alors il se consume de l'intérieur, de ce feu  nourrit de fantasmes, luxure et cupidité. J'imagine parfois mon sexe, pierre froide; mon ventre, caverne vide et sombre; dans les mains d'un alchimiste. Mon corps tout entier transformé en or, et devenir par cet homme femelle. Femelle, plus grande que le mâle.
Chut ! ne parle pas comme ça. La vulgarité ne scied pas aux jeunes femmes. Honte à toi, même de le penser. Chasteté = Salut. Par toutes ces allégories de femme vertueuse, par cette éducation dogmatique, fixée au rouge sang de règles impures; je suis devenue cet animal si froid que rien qu'à toucher le feu de ton regard, je l'éteins, comme le ferai la glace.
Au sein de ma tribu j'existe, et même par cette force, je suis à leurs yeux indestructible. Cependant lorsque je suis nue, seule, face à ce corps, mon regard lui m'indique que je suis comme retirée de moi même.

06 mai 2008

Un cri en dedans...

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Je dérape dans la brume des émotions, cherche une retraite de silence, un cri en dedans que personne n'entends.

05 mai 2008

regard...

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Le véritable voyage c’est avoir de nouveaux yeux.

 

04 mai 2008

Mon p'tit bonheur à moi...

1258884078.jpgUne araignée ce matin est venue s'installer dans mon petit bonheur à moi. Elle était arrivée, sans doute, chez nous un jour de marché parmi mon panier de légumes. Elle se présenta à moi après la vaisselle du déjeuner toute apeurée par le torrent d’eau qui déboulait sur elle. Au matin suivant je la revis sur la table de bois, en veille, mais sans peur. Et ce matin, en prenant mon café je vis qu’elle avait durant la nuit tissé sa toile entre les trois brins de muguet offert par Michel.

29 avril 2008

Un voyage infini...

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Lorsque l'encre entre au contact du papier de riz. La sensualité laiteuse de ce dernier se met à vibrer alors qu'un fleuve noir se répand en ses veines sans que le geste ne puisse être totalement maîtrisé. Ou, mieux, le geste est lui même devenu encre. En s'identifiant au matériau par le biais du pinceau, la main vit au rythme de l'encre. Elle va et vient à fleur de papier en une lente caresse qui offre au peintre les moyens d'un voyage infini.

Le Grand Paradis

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Nul Dieu n'habite les sommets. Mais il en est un qui y passe parfois. Il est celui dont l'image se cache en nous, et qui, monté avec nous jusqu'à la cime, nous aide à nous griser d'harmonie et de grandeur.

26 avril 2008

Shiva l'africain...

1769306654.jpgAppel aux rythmes, appel à la vie temporelle frappée sur la peau en résonance. Frapper la colère dans la transe, la transplanter dans ma sueur en vrac de plaisir sans penser. Frémir à la traversée du plaisir dans mon corps. Jouir de mes plaies de génie. Sans maudire, guérir de ma colère non verbale. Tout à dire dans ces notes, tout en résonance dans ces gammes de lâcher- prises, au-delà des mots, dans les cris ! Rythmes répétitifs, rythmes explosifs dans la répétition. Floraison inattendue d’une voix nouvelle qui palpite ici et maintenant. Dans ces sons dans ces tons tant c’est bon tous ces bons et ces rebonds, qui cherchent leur juste tempo arrondi de variantes. Au-delà des mots le tempo mes frères pour vous dire ma colère. Pour vous dire mon amour d’être là, avec vous en forme de joie, en caresse de doigts, même que, je m’appelle Benoît. Scions, scions du bois, sculptons des mots dans l’émotion des vibrations. Réchauffons-nous face au vent du nord dans le printemps du sud. Pour dire tout ça près du feu mes deux mains s’activent à la lumière de mon fût. Mes pensées balancent tranquilles elles prennent l’air elles volent en chansons. C’est bon, c’est bon, mais comment c’est bon ? je vous le dirai dans ma prochaine chanson. Je caresse ta peau, je tape sur celle des bongos, et tu danses, et tu danses, du coup le monde est bien plus beau. C’est beau, c’est beau, mais comment c’est beau ? au diable les mots, je les donne en pâture aux serpents.Dans cet instant de peau qui sonne de djembé qui résonne. Dans le profil de nos âmes, je vous dis je vous aime.

25 avril 2008

Présence...

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Qu’est-ce qui fait la différence entre hier et ce jour ?
Entre l’avant et le maintenant ?

Tu es là !
Pourtant tu l’étais déjà ! Depuis 4 années.
Proche, plus proche, et si loin … Est-ce le souvenir de mon ventre qui intensifie cette présence ?
Comment définir cette impression du lointain physique et de la présence presque permanente dans l’esprit ?
Comment faire grandir la présence pour alléger le manque …

Méditerranée...

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Grand-mère était fatiguée. Elle appuya sa tête sur la poitrine de grand-père. Mais il y avait là quelque chose; sous sa chemise.
"Ce n'est rien ! " dit grand-père d'un ton embarrassé. Il répéta "ce n'est rien!" en sortant un petit sac de sa chemise; "c'est juste un peu de terre !"
Ils s'en serviront pour planter du basilic dans leur nouveau pays. Sa terre, gardienne de son histoire. Sanctuaire des ossements de ses parents. Elle est la source de sa spiritualité, de son savoir, de son imagination, de sa langue, de ses traditions. Elle les guides, les nourrit, les soigne, les rassure, les rejoints...

22 avril 2008

Lien...

Un mot tout simple, presque oublié, qui émerge des conversations.
Pas « le lien » au sens de ce qui nous attache, plutôt « le lien » au sens de ce qui nous rapproche ; donc ce qui nous relie (religare) : le lien affectif, le lien inter-générationnel, le lien au passé, le lien au réel…Le lien, un lien, quel lien ? Qu’est ce qui nous rassemble aujourd’hui ? La religion, la culture, la politique, la spiritualité,…c’est quoi nos valeurs, nos projets ? En tout cas si on écoute les débats politiques et économiques autour de la confiance, de la traçabilité, de la transparence…nous avons un grand besoin de retrouver ce « lien ». Serait-il le dernier rempart au virtuel ? Dans une économie immatérielle on achète plutôt un bien, un service, … mais un lien, une expérience…partagée voire collective… Le monde se digitalise : musique, livre, film, paroles et gestes. Même nous, en remplissant un formulaire internet, en utilisant notre carte bancaire, notre carte Vitale, une carte de fidélité…L’univers numérique est en expansion perpétuelle. L’individu est désormais doté de supers pouvoirs dans le monde numérique : s’exprimer, se connecter, échanger, créer.

Dans ce contexte dématérialisé, mondialisé, déshumanisé, le lien existe-t-il encore ?

 

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