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30 janvier 2008
Venise
La nuit,
avec ses yeux de masque africain, plombe le ciel. Ville fleuve, embuée dans son liquide initial. Réalité floue, organique… Antonio Vivaldi, seul à la pointe de la Salute, rêve. Femmes allongées, lascives. Corps huilés. Entremêlements. Anna Giro trône, au milieu de ce harem. Vibrante, luisante, épanouie. Elle danse, effrontée, provocante, effilochée de rubans, de dentelles. Antonio est là, près d’elle. D’un geste elle l’empêche d’approcher. Bientôt il va l’entourer. Lui, le prêtre roux, au visage si fin, si frêle en apparence. Amant incomparable. Ses doigts sont des caresses. Elle s’envole, l’air épouse ses formes. Quand il la voit, il entend la musique… Raymond Alcovère
10:45 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LN, Raymond Alcovère (Tempo impetuoso d’estate), Marcel Pajot (le carnaval de Venise)

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