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31 janvier 2008

Vivre...

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Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter.
Vivre intensément.
Je voulais chasser tout ce qui dénature la vie ; pour ne pas au soir de la vieillesse découvrir que je n’avais pas vécu.

 

30 janvier 2008

Venise

 8f809ea75ea54bb4809d661103cd9f7e.jpgLa nuit,
avec ses yeux de masque africain, plombe le ciel. Ville fleuve, embuée dans son liquide initial. Réalité floue, organique… Antonio Vivaldi, seul à la pointe de la Salute, rêve. Femmes allongées, lascives. Corps huilés. Entremêlements. Anna Giro trône, au milieu de ce harem. Vibrante, luisante, épanouie. Elle danse, effrontée, provocante, effilochée de rubans, de dentelles. Antonio est là, près d’elle. D’un geste elle l’empêche d’approcher. Bientôt il va l’entourer. Lui, le prêtre roux, au visage si fin, si frêle en apparence. Amant incomparable. Ses doigts sont des caresses. Elle s’envole, l’air épouse ses formes. Quand il la voit, il entend la musique…  Raymond Alcovère

 

29 janvier 2008

Ma p'tite planète

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Il est des matins qui n’existent pas
Et des soleils qui n’avancent que d’un pas
Il y a quelque chose de bizarre dans l’univers
Des rendez-vous à l’envers
Il y a un manque dans cette galaxie
Où seul l’inconnu est ordonné
Dans ce système ordre est donné
De poursuivre cette confuse péripétie
Lorsque quelqu’un nous manque
Rouge, perd et manque
Dans cette roulette interplanétaire
D’un monde que l’on croit de travers
La boule est lancée
Les jeux sont faits
N’attends pas qu ‘elle tombe sur ton bonheur
Arrêtes là le jeu sur la couleur de tes yeux
Teinte absente de nos règles endémiques
D’un nuancier imposé dans la polémique
Rouge et noir, arc-en-ciel violent
Où même le spectre du blanc est absent
Choisit ta couleur, brune ou claire
Même inconnue du dictionnaire
Construit là ton existence
Et n’attends pas mon insolence.

 

27 janvier 2008

Ses chansons …

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C’est toujours le même refrain, sur un air de ne pas y toucher, quelque chose de discret, d’obsédant qui me donne le frisson. Elles m’incitent à les prendre, elles me provoquent, m’allument, me promettent des extases. Et chaque fois c’est ainsi, elles me racontent des horizons, elles me proposent des aventures, elles me laissent entendre de singulières liaisons. Elles sont entremetteuses, elles sont sans cesse à faire valoir ses charmes, sa beauté, ses alentours et ses contours. Elles dessinent l’image de l’amant qui distribue mes plaisirs à foison et mes souffrances à poison.

http://www.myspace.com/garciaalain

26 janvier 2008

Un jour nous avons rendez-vous,

nous n’en savons rien, nous sommes juste là ; dans l’accueil du main tenantd8122eab9a089beefb1d90b9ee90250e.jpg.
Nous ignorons qu’une « chose » subtil est là pour vous. A une heure précise, la rencontre ; une respiration ample vous submerge ; elle emporte avec elle votre hier ; vous laissant cette certitude d’un lendemain différent.
Je vous remercie de me prêter votre bras pour me conduire vers demain... 

25 janvier 2008

Ne te mêle jamais de ce qui ne te regarde pas…

Un fermier trouve son cheval malade. Il fait venir le vétérinaire.
Ce dernier lui dit que le cheval est infecté par un virus et qu’il va prescrire un remède.
Si le remède n’a pas agi dans les trois jours, il faudra abattre le cheval
pour éviter d’infecter les autres animaux.

Le cocb163c56cd7abce813979e4e6def06462.jpghon de la ferme, qui a tout entendu, va trouver le cheval et lui
dit :  « Fais un effort, lève-toi »
Mais le cheval est trop malade.

Le deuxième jour, même chose, le cochon dit au cheval :  « Fais un effort, lève-toi ». Mais le cheval est encore trop malade. Le troisième jour, le cochon dit :  « Fais un effort, lève-toi, sinon ils vont t’abattre aujourd’hui. » Le remède n’a toujours pas fait d’effet, mais dans un dernier sursaut, grâce aux conseils du cochon, le cheval arrive à se lever devant le fermier et le vétérinaire.

Le fermier, tout content, dit : « Pour fêter l’événement, on va tuer le cochon ».

23 janvier 2008

BORIS

a142383f15e3ce448ea3c2f262107928.jpgPourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli

Le "L" du menhir

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J’avais trouvé dans ses yeux un accueil infini ; comme un ciel. Bleu.
J’avais trouvé près d’elle une douceur chaude et bienveillante.
C’est cela, je pense, qui me poussa à lui demander de l’accompagner, ou peut-être de m’accompagner près du menhir. Elle prit ma main et nous avons traversé le pré ainsi.

J’appréciais chaque instant proposé de vivre parmi eux. Les observant, chacun, avec une tendresse fraternelle ; partageant ce bonheur immense que nous offre la nature lorsque nous sommes en communion avec elle. Communion que je m’apprêtai à vivre, seule, avec le menhir, lorsqu’il me demanda de partager cette expérience avec moi. Je lui pris la main et nous avons traversé le pré ainsi. J’étais surprise par sa demande, surprise par ces « choses » qui se décident hors de vous, hors de nos désirs, ailleurs. Sans en cerner le sens ; sans même que nous souhaitions le connaître.
Je me présentai donc au seuil de la clairière qui protégeait le menhir avec dans ma main celle d’un homme inconnu. 

16 janvier 2008

Naissance d'une mélodie

9b3719c4a1397ee9166344a2e1ad70e4.jpgDeux petits Génies se réunirent pour créer la plus belle et la plus parfaite des Mélodie.

Ils découvrirent peu à peu les extraordinaires secrets de la Musique :

les lois d’harmonie qui gèrent les intervalles jouant entre les tons,

la puissance stimulante ou apaisante des rythmes,

les lignes ondoyantes du chant,

la pureté des enchaînements,

le rayonnement des couleurs, des timbres,

la force irrésistible du crescendo,

la victoire éclatante des finales.

Avec une finesse extrême, ils choisirent le meilleur dans toutes ces richesses, déposèrent côte à côte ces perles de musique, tandis que le plus haut désir de beauté pénétrait la merveille.

C’est ainsi que la plus saisissante des mélodies fut déposée dans l’âme de l’Homme.

Pour ouvrir et faire vibrer son cœur,

Pour illuminer sa vie, guérir ses blessures,

Pour le libérer des pesanteurs et vivifier sa vision d’horizons nouveaux,

Pour le conduire vers la plénitude et l’harmonie,

Pour le faire chanter ! 

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