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17 mars 2008

Dieu avec un E à la fin...

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Sous les caresses, une star. Non, pas une étoile, le soleil. Cette star là. La femme c’est Dieu à mes cotés. Tout lui dire, l’entendre toute. Tout partager avec elle se prodiguant avec moi. C’est dire l’importance que lui laisse, plus de place en moi pour elle que moi pour moi. Cet égoïsme là. Je suis égoïste. Egoïste à tout lui céder, cèdre. Egoïste depuis la naissance. Non cette naissance ici bas, égoïste depuis la nuit des temps ; dés l’aube de mon âme. Je suis né âme en manque d’une âme femme. Dame femme. J’ai écris star, com’ça, pour dire, la femme, une grosse chose. Colossale. Enorme. Star, je raye ce mot. Je rebondis ; idole. C’est le même mot, en français. Ma foi ; j’ai placé Dieu dans l’idole. Piège à cons. La femme, rose sous une crinière blonde chante et prédit, ou prédicate, mon futur. Voyez, en ce qui me concerne, le mot futur n’étant rien d’autre qu’un présent plein. C’est peu dire à quel point sans elle mon présent est vide. Forcément, l’ensemble de mon passé n’ayant compté que sur un présent plein d’une femme ; sans elle, futur vide. Qui se remplie au quotidien d’une masturbation cérébrale faite des souvenirs du passé et des projections de l’avenir. Vie de merde de l’ego coincé dans l’idolâtrerie subit par ma conscience qui elle, a une conception tout autre de la femme, non à mes yeux, mais à ma pinéale – sans vouloir être grossier – ni vulgaire – ni vulvaire – la branche de l’abricotier en fleurs un matin de Février dans le sud, une promesse d’enfantement, éternité. La femme pure. Dieu, avec un E à la fin. T’as vu ce soleil ce matin ! devant chez moi l’abricotier est en fleurs, roses pâles, sur bourgeons fuschias, ça me touche au cœur, au sang, ça émeut ma sève à chaque matin, et encore, il n’est qu’à moitié fleuri, je pense qu’il sera en pleine floraison dans trois, quatre jours, et là ! faut voir cette apothéose de Dieu femelle sur le parking du Récantou ! Il y a quelque chose de matriarcal dans cette image, que dis je, dans ce spectacle, oui, matriarcal. Je ressens en regardant ces branches fleuries le secret du mariage ; une promesse d’enfantement, éternité. La femme départie de l’emprise de l’homme ancien, la femme pure. La femme serait ce que je serais pour elle ; l’antidote de la solitude pour deux êtres aboutis se préservant une parcelle d’ordinaire pour insupporter la solitude sans Dieu, nous préférerions ensemble, redevenir l’égal de Dieu. J’ose prétendre ainsi que la femme c’est Dieue en personne. Mais personne n’y croit encore. Pourtant de plus en plus présentes sur les listes électorale et proches d’être élues, comme dans certaines nations bien en avance sur la notre. La femme est une promesse.

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