« Un cri en dedans... | Page d'accueil | Du Maître au disciple »
07 mai 2008
Comme la salamandre...
La pudeur semble pouvoir prendre de nombreuses formes. Comme celle, symbolique de la salamandre, qui dit-on révèle l'emplacement du trésor qu'elle a en garde.
Par le verbe oui peu-être, sans pour autant vous laisser vous y agenouiller. Alors il se consume de l'intérieur, de ce feu nourrit de fantasmes, luxure et cupidité. J'imagine parfois mon sexe, pierre froide; mon ventre, caverne vide et sombre; dans les mains d'un alchimiste. Mon corps tout entier transformé en or, et devenir par cet homme femelle. Femelle, plus grande que le mâle.
Chut ! ne parle pas comme ça. La vulgarité ne scied pas aux jeunes femmes. Honte à toi, même de le penser. Chasteté = Salut. Par toutes ces allégories de femme vertueuse, par cette éducation dogmatique, fixée au rouge sang de règles impures; je suis devenue cet animal si froid que rien qu'à toucher le feu de ton regard, je l'éteins, comme le ferai la glace.
Au sein de ma tribu j'existe, et même par cette force, je suis à leurs yeux indestructible. Cependant lorsque je suis nue, seule, face à ce corps, mon regard lui m'indique que je suis comme retirée de moi même.
19:18 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès, pierre jean amar


Ecrire un commentaire