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18 juillet 2008

Le canal du Midi

PLATANE2.jpg

Tu le vois pas mais eux te regardent passer les vieux platanes.

17 juillet 2008

Un nouvel Eden

foto blog.jpg

Eprouver le manque pour imaginer la plénitude,
Eprouver la haine pour imaginer l’amour,
Eprouver le faux pour imaginer le juste.
Avoir la connaissance d’un avant pour créer son après, d’un non pour dire oui, du mal pour construire du bien.
Se réapproprier le plaisir de vivre, plaisir de vivre sa vie, pour s’inscrire avec aisance, dans cette dynamique ingénieuse et merveilleuse. Encore faut-il sortir de la culpabilité de se faire plaisir et considérer le plaisir de l’autre en sus.
Faites de cette vie un chef d’œuvre !
Il y a une différence entre penser que changer c’est possible et s’y mettre.
Il y a une différence entre penser que l’on peut améliorer la situation planétaire, transformer l’humanité, construire un nouvel Eden et s’y mettre.
A une croyance, je substitue une certitude : devenant Dieu incarné, je prends la pleine responsabilité de construire ce nouvel Eden, je brasse la terre et soulève les pierres, je me mets à l’œuvre de moi-même, je me mets à l’œuvre de ma vie,  je me mets à l’œuvre de la vie, que je vois enfin, que je « dé-couverte » en dépassant l’écorce.

notre consolation...

gildas consolation.jpgJe suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureuse, car un être qui risque de craindre que sa vie ne soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n'ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'où je puisse attirer l'attention d'un dieu: on ne m'a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent  que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'était pas, lui aussi entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier.
Je sais cependant que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte  comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu'une consolation et plus grande qu'une philosophie, c'est à dire une raison de vivre; telle est ma seule consolation.

15 juillet 2008

Salses

salses2.jpg Il s’agissait d’essayer d’entrer par l’écriture dans cette présence très forte qui était celle d’un grand corps de pierre.
Cette forme d’autrefois impose si fort son présent qu’on en fait le tour avec une vieille méfiance. Quelqu’un est là, alors qu’on aperçois que, quelque chose. Il s’en suit qu’on longe un mystère, qu’on l’approche et qu’à la fois on le conteste en posant son regard sur des murailles, un donjon, d’une normalité indubitable. A parcourir ses galeries on baigne dans un sang froid ; son flux transporte des pulsions terribles, on sent remuer les rouages et palpiter le désir de meurtre que légalisait l’ordre de combattre le mal. Mais comme le bien est petit, quand on se penche sur l’un de ces entonnoir perçait dans l’épaisseur de la muraille et qui fut bouche à feu, l’on voit tout au bout un carré d’herbe en vérité de la dimension d’une tombe, et l’on s’émeut d’être à la fois dans la froideur de la machine à faucher le vivant et dans la vision d’une chose fragile et tendre.

 

 

 

 

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