29 septembre 2009

Rencontre avec La Balagne II

Délirer c'est
pousser l’expérience jusqu’à la limite, jusqu’à en perdre l’équilibre parfois…

Vers Occi_vertige.JPG
Vertige sur le chemin de Occi

28 septembre 2009

Rencontre avec La Balagne I

Punta Spano0141.JPG

 

Aucune rencontre, heureuse ou malheureuse, n'est le fruit du hasard.

Il y a toujours en chacun un appel secret qui rejoint sa part complémentaire chez l'autre.

 


  La forme que cela prend ("chance", fortune, bonheur, malheur, déceptions) importe peu; c'est le chemin consistant à déceler ces fils encore invisibles à notre conscience et pourtant enchevêtrés ensemble qui compte. Pourquoi cette personne ? Peut-être parce qu'il a entendu mon appel secret… que le terrain était tout prêt pour lui... Pourquoi je vois sans efforts les beautés simples de la vie ? Peut-être parce qu'il y a assez de disponibilité et de curiosité en "moi" pour les atteindre...

Empreinte dans le Granit de la punta di Spano

27 septembre 2009

C’est vraiment fini…

les vacances ? De retour vers le quotidien, on retrouve ses marques : l’appart, le bruit de la cité, la chaleur moite de la ville, le frigo vide, internet, les factures (merde un PV- excès de vitesse !? en partant, of course), demain le boulot , … pas vraiment envie de défaire la valise… Alors je suis allée au ciné !

London River, un film sensible, sincère, touchant, où angoisse et incompréhension se croisent et se tissent dans un drame magnifiquement interprété. Réflexion sur le déracinement et une nécessaire communication entre les nationalités et les communautés : comment elles se conçoivent, se parlent, se déchirent ou s'entraident, mais aussi communication entre nous, nos proches : amis, famille, enfants…
Le réalisateur Rachid Bouchareb sait mesurer les silences. Ceux qui font germer le doute, impose une douleur sourde qui grandit comme un mauvais pressentiment. Les premiers instants font preuve d'une justesse parfaite, occasionnant un sentiment d'angoisse latent partagé avec ces deux âmes remuées par la probabilité, même infime, d'apprendre la disparition de son enfant.
Brenda Blethyn, l'actrice anglaise fait des merveilles dans le registre de la provinciale paumée :  déboussolée, sa peur polie de l'étranger et cette grande ville qui semble la dévorer. Sa silhouette longiligne et son regard empli de sagesse, Sotigui kouyaté semble flotter au-dessus du bitume londonien, inspirant calme et romantisme. Ces deux destinées au croisement de routes improbable vont faire imploser les préjugés et insuffler à ce drame intimiste des allures de road trip désespéré. Toujours sur le fil, la relation entre ces deux êtres que tout sépare est traitée par le cinéaste avec une telle pudeur que l'adhésion est immédiate et continue.

A vous de me dire maintenant !

London river.jpg

Toutes les notes