10 novembre 2009

Se dire, s'entendre ...

parler
Qu'est- ce qui se joue dans nos relations?
Qu'échangeons nous dans nos relations?
Est-ce moi? Est-ce toi? Est-ce nous?
Si ce n'est ni toi, ni moi, ni nous....
Que se passe-t-il? A quoi jouons nous?

 écouter
Qui j'écoute quand je t'écoute? Moi? Toi?
Quand j'écoute, qu'est-ce que j'écoute?
Ce que tu dis?
Ce que je crois que tu dis?
Ce que je veux que tu dises?

qu'est-ce que j'écoute?
L'air où la chanson? L'air et la chanson? Peut- être plus...

entendre
Qui j'entends quand je t'écoute? Moi? Toi ?
Quand j'écoute, qu'est-ce que j'entends ?
Ce que tu dis ?
Ce que je crois que tu dis ?
Ce que je veux que tu dises ?

qu'est-ce que j'entends ?
Ta partition? Ma partition? Celle que nous jouons?

dire
Quand je te parle, qu'est- ce que je dis?
Quand tu dis, qu'est-ce que j'entend?
Ce que tu dis?
Ce que je crois que tu dis?
Ce que je veux que tu dises?
qu'est-ce que je te dis? Qu'est-ce que tu me dis?
Que voulons-nous nous dire?

sentir
Comment je me sens quand je te parle?
Qu'est-ce que je sens quand je t'entends?
Emotions ?
Territoires et limites ?
Autorisations et permissions ?

qu'est-ce que je sens?
Sensations? Emotions? Les deux, peut-être plus....

redire
Qu'est-ce que j'ai dit que je redit?
Qu'est-ce que je dis quand je redit?
La même chose?
Son miroir?
Son reflet?

qu'est-ce que mes mots portent? 
Observations?.....Indications?.....Félicitations?.....

Exprimer
Comment je m'exprime?
Qu'est-ce que j'exprime?
Une part de moi?
Une part de toi?
Les deux?

 qu'est- ce qui paraît, apparaît, transparaît?
Un brin de moi? De toi? De nous?

 

09 novembre 2009

Le rire de l’ange…

Cette histoire n'est pas un conte. Elle pourrait l'être, assurément, mais il se trouve qu'elle est vraie.

« Mon grand-père, dit-il, fut déporté par les nazis, pendant la guerre, à Buchenwald. Or, il advint qu’un jour de pluie, comme il était mené avec ses camarades, en longue file misérable, aux travaux forcés quotidiens, son sabot glissa dans la boue et il tomba le cul par terre. Le moindre faux-pas, dans ce camp, était mortel. Il le savait. Il entendit, derrière lui, un SS armer son fusil. Alors il se tourna, le regarda, tout bête. Allez savoir pourquoi, assis dans la gadoue, il éclata de rire. Le soldat, étonné, hésita un instant, il partit, lui aussi, d’un grand éclat jovial et remit son arme à l’épaule. Mon aïeul survécut à la déportation. Il raconta plus tard qu’un ange lui avait inspiré ce rire et l’avait sauvé de la mort, le plus innocemment qui soit. Il ne s’en sépara jamais. Il fut joyeux toute sa vie. »

Cette histoire m’a fait pensé à Roberto Benigni, cet acteur et réalisateur italien exceptionnel. Occasion pour moi là de lui envoyé un petit clin d’œil et lui dire : ton rire me manque terribilmente !

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08 novembre 2009

Le bonheur est un drôle de serpent.

« Un point commun, nous voulons être libres et être deux… Entre nous je sens toujours ce fluide qui, malgré nos différences, nous met sur le même chemin. Malgré tous ces apôtres du malheur qui voudraient que ce soit impossible. On en est arrivés à ce point de dévastation, la société distille aujourd’hui qu’un homme et une femme ne peuvent pas être vraiment heureux ensemble. Toute forme de stabilité est devenue un obstacle à la consommation... Prendre des risques pour aller vers l’autre, perdre pour gagner, autrement dit donner, on voudrait nous l’enlever de la tête. Beaucoup qui se plaignent de la solitude veulent d’abord garder leur pré carré. L’amour n’est-ce pas tout risquer, pour gagner mille fois plus le lendemain ou rien du tout ? Je t’écris au bord de la mer ce soir... »

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07 novembre 2009

RdV à Paris...

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« Le jour de nos retrouvailles, mes jambes me portaient à peine. Impossible de prononcer un mot. Un soleil d’automne aux reflets citron avait brillé depuis le matin. Derrière Notre Dame, plongée de ciel bleu dans la Seine ; elle louait une maison biscornue au bord de la Marne, avec une barque amarrée à un pieu. Je le savais, la vie pouvait être belle. »

 

06 novembre 2009

Le vent s’est calmé...

«Ici, la mer fait l’amour avec la terre, paisiblement. Dans une infinie solitude, gris, bleu et vert sauge. Les plus belles couleurs du monde. Tout est plat à perte de vue. Seule une langue de sable sillonne entre les étangs et la mer. Au bout d’un moment, on ne sait plus où est la terre, où est l’eau. Un envoûtement rôdait dans l’atmosphère. La matinée avançait. En même temps que des vapeurs de l’air, on se saoulait de mots. Je ne sais pas quand elle a commencé, mais elle m’a parlé comme personne ne l’avait fait jusque là. J’aurai juré qu’elle me connaissait mieux que moi-même. D’abord, je n’ai fait qu’écouter, abasourdi. Je voyais de plus en plus distinctement se dévoiler un autre moi auquel je n’avais pas prêté attention. Je suis tombé dans ses bras. Et la terre entière et le ciel et le vent me sont tombés dans les bras. Il y avait l’horizon immense, nos pieds à peine posés sur le sable, les vagues recroquevillées et leur fracas d’écume. On est restés longtemps enlacés, sans penser, à peine respirer. Un brume enveloppait l’espace et nous portait sur un nuage. Un de ces nuages minuscules et de beau temps qui éclairent le ciel parfois, en été. Puis on est rentrés. Au fur et à mesure, les gestes, furtifs d’abord, sont devenus plus incisifs. On cherchait un trésor, et on l’a trouvé. Comme si des milliers de vies nous attendaient, s’il n’y avait rien devant, qu’un immense point d’interrogation. »

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l'étang de Maguelonne

05 novembre 2009

C’est curieux...

« ... mais il me semblait que tu reviendrais un jour… le car qui s’en va, arrive, toi à l’intérieur… En même temps ton départ, ton absence, on n’avait passé que quelques heures ensemble, et si c’était un rêve ? Mais non, tu es là… Tu veux un café ? On va se balader ? »

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