10 mai 2008

Du Maître au disciple

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29 avril 2008

Un voyage infini...

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Lorsque l'encre entre au contact du papier de riz. La sensualité laiteuse de ce dernier se met à vibrer alors qu'un fleuve noir se répand en ses veines sans que le geste ne puisse être totalement maîtrisé. Ou, mieux, le geste est lui même devenu encre. En s'identifiant au matériau par le biais du pinceau, la main vit au rythme de l'encre. Elle va et vient à fleur de papier en une lente caresse qui offre au peintre les moyens d'un voyage infini.

26 avril 2008

Shiva l'africain...

1769306654.jpgAppel aux rythmes, appel à la vie temporelle frappée sur la peau en résonance. Frapper la colère dans la transe, la transplanter dans ma sueur en vrac de plaisir sans penser. Frémir à la traversée du plaisir dans mon corps. Jouir de mes plaies de génie. Sans maudire, guérir de ma colère non verbale. Tout à dire dans ces notes, tout en résonance dans ces gammes de lâcher- prises, au-delà des mots, dans les cris ! Rythmes répétitifs, rythmes explosifs dans la répétition. Floraison inattendue d’une voix nouvelle qui palpite ici et maintenant. Dans ces sons dans ces tons tant c’est bon tous ces bons et ces rebonds, qui cherchent leur juste tempo arrondi de variantes. Au-delà des mots le tempo mes frères pour vous dire ma colère. Pour vous dire mon amour d’être là, avec vous en forme de joie, en caresse de doigts, même que, je m’appelle Benoît. Scions, scions du bois, sculptons des mots dans l’émotion des vibrations. Réchauffons-nous face au vent du nord dans le printemps du sud. Pour dire tout ça près du feu mes deux mains s’activent à la lumière de mon fût. Mes pensées balancent tranquilles elles prennent l’air elles volent en chansons. C’est bon, c’est bon, mais comment c’est bon ? je vous le dirai dans ma prochaine chanson. Je caresse ta peau, je tape sur celle des bongos, et tu danses, et tu danses, du coup le monde est bien plus beau. C’est beau, c’est beau, mais comment c’est beau ? au diable les mots, je les donne en pâture aux serpents.Dans cet instant de peau qui sonne de djembé qui résonne. Dans le profil de nos âmes, je vous dis je vous aime.

16 avril 2008

Dans la poche d'un matin

594627082.jpgDentro la tasca di un qualunque mattino, dentro la tasca ti porterei. Nel fazzoletto di cotone e profumo, nel fazzoletto ti nasconderei. E con la mano, che non veda nessuno, con questa mano ti accarezzerei.

Je te mettrai dans la poche d'un matin. Je te cacherai dans un mouchoir de coton parfumé; et de la main que personne ne voit, de cette main, je te caresserai.

14 avril 2008

Joan, Raymond et Paul...

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…Les tableaux de Miro sont des symphonies, des hymnes à la vie, à la grâce. Ciel bleu, céruléen, nuages rouges. Il se voulait catalan universel. Etonnant de simplicité, de clairvoyance, avouant que les mots n’étaient pas sa spécialité...

02 avril 2008

Argile fragile

760060161.jpgLa glaise ouvre le chemin, suit les méandres et se contorsionne de mon énergie; L'enfance se soulève, se déploie sous mes yeux étonnés. Mes mains se mettent à chanter des airs inconnus au souffle chaud. Je ne suis pas séparée de l'émotion, je l'imprime, je la trace. L'enfance pétrifiée fait place à l'exaltation. Quelle jubilation que cette exhumation ! Les terreurs enfouies entrent en terre, prennent place au dehors, la peur de souffrir succombe devant la lumière, et, dévoile la force de la résistance. L'argile lâche les chaînes, et les morsures. Crocs dans la chair, se referment. La chair repousse, respire librement. Tandis que je continue à offrir à l'argile mes anciens sacrifices d'enfance.

29 mars 2008

Sagesse...

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Imagine que tu coupes un grand bâton en deux.
De la partie basse, façonne une femme;
de la partie haute, un homme.
Frotte-les ensemble jusqu'à ce qu'ils s'enflamment.
Dis-moi maintenant,
le feu qui naît est-il mâle ou femelle?
O Maître vénéré, il est désir.

26 mars 2008

XCA LE CAMP

podcast Cliquer sur la flèche verte pour une lecture en musique (Extrait de Triton). Ce superbe livre dont je vous offre un extrait a été entièrement écrit sans ponctuation, sensation nouvelle de lecture à découvrir... 

1952482291.2.jpg…Je me suis immobilisé il était là vivrais-je trois cent mille ans que jamais je ne pourrais oublier la vision qu’il m’offrit alors le visage éclairé par un radieux sourire l’homme dansait à un mètre des barbelés il dansait et tournait le bout de ses doigts frémissant comme des antennes il dansait infiniment libre plein de joie littéralement rayonnant chaque mouvement de son corps exprimant l’amour et la fusion avec cet absolu que l’on pouvait imaginer tout proche de lui en lui l’accompagnant le soutenant par la terre l’air et la joie l’embrassant de l’intérieur et de l’extérieur par sa forme multiple et infinie l’homme dansait devant mes yeux et je comprenais ce que signifiait vivre l’instant éternel je comprenais ce que signifiait retrouver l’unité jamais je n’avais vu une pareille danse un tel mélange de beauté et de force et de vulnérabilité embrassées l’homme semblait dans sa danse plus puissant qu’un tigre plus agile qu’un aigle qui frôle le sommet de la montagne d’un coup d’ailes et s’élève à nouveau il ressemblait à un papillon à un dauphin il ressemblait à tout ce qu’il y a de plus vivant au monde je le contemplais respiration coupée et tout mon corps brûlait d’émotion il me semblait que pour la toute première fois de ma vie je voyais un homme dans son infinie réalité et dans son infinie présence je le contemplais et il me semblait plus grand qu’une montagne oui aussi vaste que toute une galaxie en mouvement il s’immobilisa brusquement ses bras s’abaissèrent le long de son corps sa danse était terminée il respira à fond trois ou quatre fois et se mit en marche vers la cour en passant près de moi il me serra brièvement le bras cela eut lieu le lendemain…

22 mars 2008

Elles...Ils

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Les femmes sont semblables aux racines de l'arbre, et les hommes aux branches feuillues. Elles sont obscures et nourricières, ils sont fiers et désordonnés. Elles savent les secrets humides de la terre, ils connaissent l'espace et la force du vent. Les unes sont profondes et les autres sont hauts. Ils ne peuvent donc ni s'entendre, ni se quitter sans dépérir.

 

19 mars 2008

C'est le printemps !

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Je vous offre un p’tit bouquet d’amour


 

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