09 décembre 2009
La clé.
Alternance de vide et d’idées, saugrenues parfois. Le monde, l’univers, devant moi, splendide, vertigineux, hallucinant, et inaccessible pourtant. J’évolue, dans un monde dont je n'ai pas la clé. Et je vais, je viens, et je tourne, et je trace un incompréhensible labyrinthe entre ciel et terre. Et les générations chassent les générations, les siècles les siècles, les millénaires les millénaires, et le monde change tout en restant le même. Et l’homme change tout en restant le même.
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08 décembre 2009
La dernière séance
Je sors du cinéma. C’était la dernière séance d’un film retraçant la vie d’une femme seule dans la Barcelone en guerre. Il pleut. Les réverbères diffusent une lumière pâle. Je relève le col de mon manteau et lève les yeux vers le ciel noir et profond. Les gens autour de moi se dispersent rapidement dans la ville. Je m’engage dans une ruelle sombre. Le bruit de mes talons résonne sur le bitume mouillé et dans mon crâne. J’ai froid. Une angoisse me serre tout à coup la gorge, sensations de picotements, de sècheresse. Je déglutie. Je tousse. Tout mon corps tremble sans que je puisse le contrôler. Mes yeux sont en perpétuel mouvement, aux aguets. Je marche le corps droit, compact. Sur le qui vive, je suis prête à débusquer toutes ombres qui s’approcheraient. J’accélère le pas. Mon cœur cogne contre ma cage thoracique à en rompre les os. Je pose la main sur mon plexus pour tenter de calmer cet affolement. Le pouls s’emballe, je le sens gonfler mes tempes. Un bruit de métal qui tombe sur le sol, c’est le signal. Je prend la fuite. Je cours, la voiture est là, à cent mètres, garée le long du trottoir de gauche. Essoufflée je l’atteints et d’une main fébrile je m’agrippe à la poignée. Enfin en sécurité. Je me retourne brusquement pour affronter mon ennemi. Et là je ris, je ris fort , de moi et de ma peur. Un chat noir sort de la poubelle qu’il vient de renverser.
Sophie Thouvenin :http://prismes.free.fr/macro1.htm
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29 novembre 2009
Puis chez moi…
Un autre port, port d’attache.
Une autre île, que l’on nomme ici l’île singulière.
Un autre païs, d’autres accents... Langue d’oc,
d’autres senteurs… la garrigue.
Et toujours, toujours la Méditerranée toute proche,
Mer-Terre inspiratrice... Elle aiguise mon regard, apaise mes pensées, stimule mes rêves, console mes peines, passionne mes colères, colore mes espoirs, anime ma vie.
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27 novembre 2009
La Dame de Lazio...
devait être d’une vieille lignée Balanine avec de profondes racines vers l’Italie, ayant assis sa fortune sur le commerce lointain des comptoirs de Pondichery et de plus proche comme celui de l’olive. Elle ressemblerait à Sophia Loren dans tous les âges de sa vie. Une enfance d’insouciance entre liberté et traditions, dans un de ces palazzi qui dominent Corbara. Des amours d’adolescentes tumultueux jusqu’à sa rencontre avec Alessandro Di Lazio lors d’une soirée organisée par son père. Alessandro est un riche négociant italien, ses bateaux sillonnent la Méditerranée chargés d’étoffes d’Alexandrie, de tapis de Perse, de soieries et pierres précieuses. Un voyage de noce d’une année à travers tous les pays d’Europe. Puis Alessandro reprend ses affaires, repart sur les océans, vers des terres lointaines laissant Angélina à Corbara. Durant ces longues absences à attendre le retour de son amour. Angélina Di Lazio œuvre à faire le bien autour d’elle et gère le domaine familial. Elle est belle, gaie, pieuse, toujours souriante, douce et attentive, mais aussi d’un caractère affirmé, tenace en affaires, fine négociatrice. Elle aime la fête, danser, recevoir. Lors de ses visites au couvent St Dominique elle aime s’attarder sur un belvédère en bordure du chemin, il offre une vue splendide sur la plaine et la mer ; le soir un léger vent salé grimpe la colline et s’embaume de toutes les senteurs du maquis. Ici ses pensées rejoignent Alessandro. Elle fit alors construire sur ce lieu une bâtisse singulière, mi chapelle, mi palazzo où le 18 de chaque mois est donné côté chapelle, en bord du chemin, par les Dominicains, la première messe du matin, et chaque soir de ce même jour, côté sud, face à la mer, elle offre une fête jusqu’à l’aube du jour suivant.

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18 novembre 2009
l’après-midi au Jardin …
- J’ai peut-être réussi à t’endormir avec mon histoire. Le sommeil est une fine poussière qui se colle aux yeux. Celui qui raconte la répand de son souffle.
-Je t’écoute les yeux fermés, par moments je m’endors, mais ce n’est qu’une bouchée, ou plutôt une gorgée de sommeil. Je me réveille et tu es encore là en train de raconter, et c’est bien agréable.
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17 novembre 2009
Pardon
Depuis bien longtemps la nuit est venue m’habiter. Sombre caverne de silence. Vide. J’étais à tes yeux un lieu à oublier. Oubli nécessaire à ta survie. Tu m’as asséché de ton mépris, par ton indifférence je me sentais impur. Ce ventre pillé, saccagé était pour toi trop difficile à accepter, n’est ce pas ? Devant cette détresse, ta détresse, je n’ai pas su crier, je n’ai pas pu hurler, me révolter. Je me suis tu. Je me suis endormi. Et ce soir tu me donnes la parole ? Ce soir tu te penches sur moi, tu te relis à moi, tu me donne enfin foi dans ton âme ? Je suis un ventre oublié. Dans ce corps qui évolue je n’ai plus droit de citer depuis bien longtemps mes désirs, mes émotions ou ma détresse. Mais ce soir, j’entends ta voix profonde demander « qu’as-tu à me dire ? ». Alors… je te réponds: Regarde-moi, caresse-moi, murmure une chanson qui console, aime-toi femme.
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12 novembre 2009
Je voeu...
02:19 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sophie thouvenin (photographe)
03 novembre 2009
La dernière séance
Je sors du cinéma. C’était la dernière séance d’un film retraçant la vie d’une femme seule dans la Barcelone en guerre. Il pleut. Les réverbères diffusent une lumière pâle. Je relève le col de mon manteau et lève les yeux vers le ciel noir et profond. Les gens autour de moi se dispersent rapidement dans la ville. Je m’engage dans une ruelle sombre. Le bruit de mes talons résonne sur le bitume mouillé et dans mon crâne. J’ai froid. Une angoisse me serre tout à coup la gorge, sensations de picotements, de sècheresse. Je déglutie. Je tousse. Tout mon corps tremble sans que je puisse le contrôler. Mes yeux sont en perpétuel mouvement, aux aguets. Je marche le corps droit, compact. Sur le qui vive, je suis prête à débusquer toutes ombres qui s’approcheraient. J’accélère le pas. Mon cœur cogne contre ma cage thoracique à en rompre les os. Je pose la main sur mon plexus pour tenter de calmer cet affolement. Le pouls s’emballe, je le sens gonfler mes tempes. Un bruit de métal qui tombe sur le sol, c’est le signal. Je prend la fuite. Je cours, la voiture est là, à cent mètres, garée le long du trottoir de gauche. Essoufflée je l’atteints et d’une main fébrile je m’agrippe à la poignée. Enfin en sécurité ! je me retourne brusquement pour affronter mon ennemi. Et là je ris, je ris fort , de moi et de ma peur. Un chat noir sort de la poubelle qu’il vient de renverser.
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11 septembre 2009
du bleu...

Notre esprit ne perçoit dans le monde que ce qu’il y cherche, et donc, ce dont il a besoin pour son harmonie intérieure.
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10 septembre 2009
Virtuel
Voyage dans la vie, entre virtuel et réel. Ressentir les mots, les prendre, en faire des images, des sentiments, des souvenirs. Partager son intime avec un inconnu, se prendre au jeu, impression de se connaître de toujours. Guetter ses mots, les attendre... Puis le désir, aller plus loin, le voir, in live. Et deux êtres s’approchent, se sourient, se touchent, se sentent, se caressent, s’aiment…
Après, recommencer encore, avec des mots.
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