12 mai 2008
Mata Moro
L'hildago c'est un chevalier "hijo de algo", fils de quelque chose.
C'est le fils cadet de la petite noblesse. Il a laissé titre et fortune à l'aîné et s'est engagé dans une carrière : clergé ou armée.
Fidèle à des valeurs chevalresques exarcerbées par le manque d'argent; il place l'honneur avant tout; avec son cheval, sa seulle richesse. Depuis trois siècles il a formé l'armée des Indes, ramassis d'aventuriers, avides de gloire, partis à l'assaut du Nouveau monde, au cours duquel son acharnement à tuer du Maure en fait un personnage de comédie : le Mata Moro. Désoeuvré dans une Espagne qui ne guerroie plus, l'arène va lui offrir le terrain de conquête qui fait défaut à sa classe.
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07 mai 2008
Comme la salamandre...
La pudeur semble pouvoir prendre de nombreuses formes. Comme celle, symbolique de la salamandre, qui dit-on révèle l'emplacement du trésor qu'elle a en garde.
Par le verbe oui peu-être, sans pour autant vous laisser vous y agenouiller. Alors il se consume de l'intérieur, de ce feu nourrit de fantasmes, luxure et cupidité. J'imagine parfois mon sexe, pierre froide; mon ventre, caverne vide et sombre; dans les mains d'un alchimiste. Mon corps tout entier transformé en or, et devenir par cet homme femelle. Femelle, plus grande que le mâle.
Chut ! ne parle pas comme ça. La vulgarité ne scied pas aux jeunes femmes. Honte à toi, même de le penser. Chasteté = Salut. Par toutes ces allégories de femme vertueuse, par cette éducation dogmatique, fixée au rouge sang de règles impures; je suis devenue cet animal si froid que rien qu'à toucher le feu de ton regard, je l'éteins, comme le ferai la glace.
Au sein de ma tribu j'existe, et même par cette force, je suis à leurs yeux indestructible. Cependant lorsque je suis nue, seule, face à ce corps, mon regard lui m'indique que je suis comme retirée de moi même.
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06 mai 2008
Un cri en dedans...
21:05 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourties, charles malherbe
04 mai 2008
Mon p'tit bonheur à moi...
Une araignée ce matin est venue s'installer dans mon petit bonheur à moi. Elle était arrivée, sans doute, chez nous un jour de marché parmi mon panier de légumes. Elle se présenta à moi après la vaisselle du déjeuner toute apeurée par le torrent d’eau qui déboulait sur elle. Au matin suivant je la revis sur la table de bois, en veille, mais sans peur. Et ce matin, en prenant mon café je vis qu’elle avait durant la nuit tissé sa toile entre les trois brins de muguet offert par Michel.
22:43 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès
29 avril 2008
Le Grand Paradis
00:21 Publié dans Fragments de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès
20 avril 2008
Essais d'écriture slam bis
12:20 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès
18 avril 2008
essai d'écriture slam...
22:04 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès
11 avril 2008
Le vent...
Il avait posé sur ma joue une caresse légère à l’odeur de lilas.
A l’été, nous nous retrouvions le soir au jardin. Dans son souffle tiède il me murmurait ses aventures sahariennes, et je rêvais de Prince arabe.
L'automne s'installait peu à peu quand son humeur devint excessive. Il avait des colères folles où tout volait sur son passage ; puis des absences devenant très vite pour moi des attentes. Je me suis surprise à frissonner.
A l’hiver je l’ai détesté. Il était devenu cinglant et froid. Je l’ai quitté.
Blottie près de la cheminée où les bûches de hêtre flambées, j'ai prié. Que me revienne ce doux vent à l'odeur de lilas.
18:18 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès, claude theberge
28 mars 2008
Comment c'est le monde?
Dans ce chaos où je vis, où tu vis toi aussi ; Comment veux-tu que je te dise ce qu’est le monde ! Comment partager avec toi mes croyances sur la beauté de ce monde ! De l’Amour qui l’anime de chaque aube à chaque crépuscule. Comment pourras-tu me croire ? toi ; toi qui vis dans la cave de cet immeuble bombardé, toi qui es torturé dans les geôles de mercenaires, toi qui as le sein sec dont l’enfant suspendu à son téton meurt de faim, toi qui dors dans les rues de Paris. Comment t’amener à me suivre sur ce chemin de Lumière, de transcendance du vivant ! Suffit-il que je me lève et que je te crie « Je suis Shiva ! Et moi, Shiva je te dis : affronte tes démons, aime tes serpents, lâche tes idoles, pare-toi de tes plus beaux atours. Deviens à ton tour Shiva ; lève-toi et crie-nous qui tu es ! Cela suffit-il pour que tu me croies ? Pour que tu me suives ? »
00:12 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès
25 mars 2008
Mon frère différent
19:15 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène ourtiès, matthieu ricard







